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SEAT Leon ST Cupra : essai deux ans après

Véhicule break SEAT Leon ST Cupra orange métallisé présenté en intérieur sur un plateau tournant.

Retrouvailles avec la SEAT Leon ST Cupra

Deux ans plus tard, je suis retombé sur la SEAT Leon ST Cupra. Une vraie rencontre entre « vieux amis » - tu peux te remémorer notre première fois ici. Elle a pris 10 cv de plus, s’est offert la transmission intégrale et avance désormais des arguments technologiques plus solides. De mon côté, rien n’a bougé : toujours célibataire, sans enfants - l’idée d’avoir insulté publiquement mon ex-belle-mère n’a probablement pas arrangé les choses. Ah… et j’ai moins de cheveux…

Le site Raison Automobile - la “raison” de ces retrouvailles - est, lui, celui qui a le plus changé avec le temps : une croissance énorme, au point de compter aujourd’hui parmi les portails auto les plus lus du pays. Mais assez parlé de mon front qui s’élargit et des succès de l’équipe : place à mon avis sur la SEAT Leon ST Cupra.

Une familiale de 300 cv : le mensonge qui ne tient pas

Soyons honnêtes : personne ne signe pour un break de 300 cv capable d’abattre le 0-100 km/h en 4,9 secondes en prétendant que c’est uniquement “pour la famille”. « Chérie, je pense que la meilleure voiture pour emmener Maria à l’école, c’est une SEAT Leon ST… Cupra ! ». Tout allait très bien… jusqu’au moment où tu as lâché le mot Cupra.

Mais c’est bien ce que tu as expliqué à ta femme, non ? Tu as eu raison : j’aurais dit pareil. Sauf qu’entre nous, sans témoins, on sait parfaitement que c’est un énorme bobard.

Même en mode Confort, la suspension adaptative n’arrive pas à dissimuler complètement l’intention initiale des ingénieurs de SEAT : mettre au point un « missile » avec 587 litres de coffre.

Bien sûr, la SEAT Leon ST Cupra sait remplir un cahier des charges familial : fixations Isofix, volume de chargement, et les enfants se moquent bien des pneus taille basse. Mais ce n’est pas son tempérament. Ça peut être celui du reste de la gamme Leon - et c’est effectivement le cas - mais pas celui de ce break.

Sa vraie nature appelle un tout autre rythme (et nous aussi). Et à moins que la crèche de tes enfants ne soit située entre le « virage VIP » et le « virage du réservoir » sur le circuit d’Estoril - la dernière fois que j’y suis passé, je n’ai vu aucune crèche, mais je peux confirmer -, tu ne pourras pas exploiter tout le « pouvoir de feu » de la SEAT Leon ST Cupra avec les petits à l’arrière. Une chose est sûre… ils vont le réclamer ! « Oh papa, mets le mode qui fait plus de bruit… » Oui, mais seulement avec de bonnes notes !

Et nous, qui avons dépassé la trentaine, on sait très bien ce que c’est que rouler sans climatisation. Alors la jeunesse n’a qu’à éviter de se plaindre des nids-de-poule : la suspension est ferme, mais elle n’est pas pénible. Les enfants !

Ce qu’on vient chercher : les performances de la SEAT Leon ST Cupra

Qu’on soit un homme ou une femme, quand on vise une SEAT Leon ST Cupra, on vise la performance. Parfois, on veut aussi partir en balade avec la famille, mais l’objectif numéro un reste la performance.

Et de ce côté-là, la proposition de la marque espagnole ne manque pas d’arguments. Avant l’arrivée de la Mercedes-AMG E63 S 4Matic+, c’était le break le plus rapide sur le Nürburgring - devant même l’Audi RS4. Niveau dynamisme, la carte de visite est claire. C’est superbe.

4Drive, poids, motricité et chronos

Par rapport à la version cinq portes, la Leon ST Cupra affiche 100 kg de plus sur la balance. L’écart n’aurait été que de 45 kg sans l’ajout de la transmission intégrale 4Drive - qui n’est franchement indispensable que si vous habitez en zone montagneuse. La motricité de la version FWD suffisait déjà, mais bon… cela permet de gagner une seconde sur le 0-100 km/h. Ce break passe le 0-100 km/h en 4,9 secondes.

Je suis tellement convaincu que le 4Drive n’est pas une nécessité absolue que je pense avoir déjà écrit quelque part sur Raison Automobile qu’en dynamique, une SEAT Leon Cupra 300 (FWD) n’a rien à envier à une Volkswagen Golf R (AWD).

Cela dit, au Portugal, la SEAT Leon ST Cupra n’existe qu’avec le 4Drive - on verra plus loin que cela se ressent sur le tarif.

Direction, stabilité et consommation

Sur la route, la direction se montre très précise, et la stabilité comme la traction en courbe restent imperturbables - rien à voir avec les Leon ST « civiles ». Ce serait étonnant que ce soit l’inverse.

Côté consommation, comptez systématiquement sur des moyennes qui frôlent les 9,0 l/100 km. Un vrai exercice de patience, parce que l’envie d’écraser l’accélérateur ne vous lâche jamais. J’ai réussi à faire moins, mais en adoptant une conduite totalement contre-nature.

Cupra, mais toujours SEAT : technologie et aides à la conduite

SEAT a réalisé un travail très solide sur l’infodivertissement, la connectivité et les aides à la conduite - c’est l’un des grands axes actuels de la marque. Aujourd’hui, chez SEAT (notamment avec l’Ibiza et l’Arona, plus récents), on trouve parmi les meilleurs systèmes d’infodivertissement et de connectivité qu’on puisse espérer dans le segment.

Sur la Leon, c’est globalement la même histoire - j’écris « globalement » parce que la Golf garde encore l’avantage au sein du groupe. Malgré tout, la Leon a bénéficié cette année d’un renfort important sur la sécurité active.

On dispose désormais d’un régulateur de vitesse adaptatif, d’un maintien dans la voie (très intelligent), d’un freinage d’urgence automatique (avec détection des piétons), de la reconnaissance des panneaux et du stationnement automatique, entre autres. La plupart de ces équipements ne sont pas inclus de série, mais reviennent à 652 euros via le pack « Confort & Conduite avancée II ». Ça vaut le coup ! Croyez-moi.

Prix en hausse, fiscalité en cause

Le revers de la médaille… avec cet apport technologique, les 10 cv supplémentaires et la transmission intégrale de série, le prix est passé des 43 000 euros demandés il y a deux ans à presque 50 000 euros en version de base (notre exemplaire était un peu plus cher, voir ici) - une hausse davantage liée à la fiscalité qu’à l’augmentation du prix catalogue. L’État est un voleur, on est tous d’accord.

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